Un an après avoir présenté Swan Lake, Dada Masilo
réinvestit la grande salle du Théâtre du Rond-Point pour proposer sa version d’un
autre classique. Cette fois-ci, il est signé Georges Bizet, il s’agit de Carmen.
Toujours dans l’optique d’aborder les
problèmes sociaux que les grands classiques ont toujours su mettre en avant, Dada Masilo réunit les questions de sexe,
de manipulation, d’ambition et de mort que soulève l’œuvre de Bizet.
Carmen
de
Masilo est à la rencontre de
différentes danses ; africaine, classique et flamenco ! Si ce mélange
peut surprendre, le défi est plutôt réussi. Pas moins de quinze chorégraphes dans
leurs costumes hauts en couleur font preuve d’une énergie détonante.
Si les thèmes sont plutôt graves, Masilo a su poser quelques moments humoristiques notamment dans les
dialogues entre les personnages. Les confrontations hommes/femmes rappellent
les affrontements dignes de West Side
Story. Ils ne sont pas violents.
Duos charnels, solos ou ensembles s’enchaînent, offrant ainsi des tableaux aussi
différents les uns que les autres.
La scène du viol reste particulièrement bestiale,
crue. Elle correspond donc à l’image du souhait de la chorégraphe qui ne
voulait pas se montrer timide à propos de quoi que ce soit, confiait-elle dans
sa note d’intention.
Le spectacle s’ancre dans l’actualité, les prochains
ne pourront que suivre cette voie. Le traitement en est donc réussi.
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