© Jean-Louis Fernandez |
1996.
Emouvante à souhaits, Saigon est chargée de larmes. Vietnamiens et français cohabitent, les langues aussi. Par plusieurs voix c'est la douleur qui s'exprime et ce, à plusieurs niveaux : le vietnamien, le français d'origine vietnamienne, le vietnamien devenu français... Onze comédiens sont réunis sur un plateau au décor unique - un restaurant vietnamien - à plusieurs époques. Dans le restaurant de Marie-Antoinette, on mange, on y danse, on y célèbre la vie, l'amour comme on peut y boire et, y souffrir... Divisé en trois grandes zones ; les cuisines, la salle kitsch et une scène avec un micro sur pied, le lieu de vie accueille les fragments intimes de chaque personnage.
Se mêlent alors les langues françaises et vietnamiennes, les spectateurs se retrouvent parfois confrontés à la même frustration que les personnages francophones qui veulent à tout prix comprendre ce qui est dit. Les non-dits sont dans une langue que l'on ne comprend pas. Onze comédiens sont réunis sur le plateau et livrent un jeu touchant et juste. Certaines scènes offrent une esthétique quasi cinématographique.
© Jean-Louis Fernandez |
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